Ceci est mon blog d'origine, à consulter avec ses pendants : "Mes amis papillons" et la "Gazette des arts"

dimanche 15 mai 2011

Tàrraco i l'aigua


Comme à l’accoutumée, les romains ont capté les eaux de la rivière proche, le riu Francoli, à la hauteur du village de Puigdelfi. Et ils ont franchi la dénivelée de Férrerès grâce à un acqueduc, qui ressemble en plus petit au pont du Gard. Surprise, les romains sont revenus et réfectionnent leurs opi quadrati ! D’après mes calculs (mentaux), il doit passer dans ce specus un mètre cube par seconde ! Ce qui est toujours émouvant c’est que comme au  pont du Gard, le canal d’amenée est simplement creusé dans la roche mère, et rempli de terre, on ne voit plus grand chose. On a du mal à réaliser que le même débit parcourait ainsi la garrigue sur quinze kilomètres. Heureusement aujourd’hui, on dispose d’échafaudages !





BIBE E FONTE SALVTIS ET VIVES

Dans la ville le canal arrive directement aux fortifications. Et chaque fontaine est ornée d’une statue. A moins que ce soit une statue, percée pour faire passer l’eau, qui devienne une fontaine, source de vie.





Les romains, toujours très bons spéléologues, ont ici aussi découvert une résurgence, et la canalisent jusqu’à la fons del léons.












pour alimenter ce petit Neptune de la Casa Casals

mardi 3 mai 2011

Finished trailer (at last !)

Ca commence comme cela !

"Yvon,
That Looks SPECTACULAR!!!!!!!!!!!!  very good work.  It does look fantastic.  Very nice job
Scott

Hi Yvon!
The trailer looks great!!!  I love the way looks.  It's perfect for that boat.
How much do I owe you?
The truck looks so good with the boat and trailer.  It must be very beautiful where you live.  Wish I could see it someday.
Thank you!
Bob"

Grands compliments, donc, de Bob and Scott, les constructeurs des vrais Aristocraft, et des maquettes au 1/10°. Et encore, ils n'ont pas vu l'objet fini !

Le plus dur a été de trouver la peinture, car Peugeot n'en vend pas (il s'agit de bleu impérial) et comme toujours il faut commander ; et comme toujours il faut huit jours au moins. Et dans huit jours, nous serons absents c'est maintenant que j'en ai besoin ; et miracle j'ai trouvé quasiment la même.

Donc j'ai peint hier soir, pour que ça sèche pendant la nuit. Et j'ai monté tout ce matin et au début de l'après-midi, avec plaque d'immatriculation ; feu rouge fonctionnel 12 v ; et jonction avec le white van ...jusqu'à ce que je m'aperçoive que j'ai oublié la prise côté voiture !







Avec ces photos, vous voyez tout ; les 8 rouleaux promis ; la roulette avant ; le palan pour tirer l'amarre fixée à l'avant du bateau ; et la plaque arrière. Le train est suspendu sur deux bras latéraux dont le centre est au milieu, on pourrait faire breveter le mécanisme !

J'ai un peu perfectionné le hors-bord, car Bob et Scott ne fignolent pas comme nous les français, et n'accèdent surtout pas apparemment à l'aluminium guilloché ! Le plancher ressemble maintenant à un plancher de bateau, et le tableau de bord a des allures de Bugatti.



Mais le plus beau, c'est l'attelage prêt à prendre la route !






vendredi 29 avril 2011

Aristo trailer

autrement dit : "T .T" ! Torpedo trailer ...!
...suite du 15 janvier 2011....
.
Je l'ai enfin repris ! J'ai réussi entre temps à dénicher des barres de laiton en U de 6mm, figurez vous que l'on n'en trouve plus dans les magasins de bricolage. Les miens sont les derniers du Brico Marché de Saint-Malo ! Et je n'ai cessé depuis quelques jours de couper (au bocfil il était temps que j'en aie un) ; percer ; tarauder ; souder ; nettoyer au décapant Lid'l, enfin le cirque habituel. La forme tournée par Jacques de diamètre 70mm destinée à fabriquer les garde-boues a été providentielle : j'ai réussi à découper le cercle derrière ; la bande de 4mm devant à la scie à chantourner ; à souder le plat de 22mm, et à poncer les bavures, le tout au bout d'une matinée complète, se terminant par les préparatifs du mariage de Kate et William, mariage que j'ai loupé naturellement.(je crois l'avoir fait exprès).


Et voilà le travail :




J'ai mis la même roue avant que sur le teardrop trailer ; des roues aviation de 62mm ; des ressorts Meccano. La suspension peut s'enlever en ôtant les béquilles des ressorts, simplement clipsées sur le bâti. Ca permet d'affaisser la remorque quand on la descend sur le sleep, et que le bateau vient s'échouer dessus. Il y a d'autres petites roues pour recevoir la coque, je n'ai mis ici que celles devant et derrière.

On commence à deviner l'attelage complet dont je vous ai parlé la dernière fois !

Nous sommes dans les années trente à Guétharry, à l'Hôtel du même nom avant qu'il soit plus tard transformé en résidence privée. Il y a des terrasses partout, avec des fleurs sur les balcons, vue sur mer ; c'est féérique. Et l'hôtel a un van de fonction, pour aller chercher les bagages des touristes à la gare, et faire les courses pour les repas. Il inaugure les ballades en mer et a importé un hors-bord des Etats Unis d'Amérique.


Je sais ! vous allez me dire que pour vous le montrer j'aurais du attendre de l'avoir peint. Vous savez que j'adore le laiton brossé.

Après, on ne verra plus le travail du modéliste. 

mercredi 27 avril 2011

petit dernier

Ca y est : malgré le beau temps ; le jardin ; les voyages divers, il est arrivé !


Il y a encore quelques mises au point. Notamment la bande bleue n'a pas la couleur idoine : elle réfléchit en vert au flash et je vais la changer.... quand j'aurai trouvé l'inscription adaptée... Vous voyez que le parti pris a été de conserver le bleu et blanc, et d'en rajouter avec la casquette et la galerie de toit.


Ici la couleur est mieux assortie. On voit bien le catadioptre droit, le crochet, le tableau de bord de luxe, et la garniture des sièges en cuir blanc comme une Rolls Royce.

Vous avez compris que ce n'est jamais fini, et la tractrice faite, il faut de suite attaquer la remorque !


Il va donc y avoir forcément...une suite !



je me suis lancé : j'ai trouvé les inscriptions !




 

lundi 11 avril 2011

white van ?

Avec le printemps, les travaux du jardin on repris le dessus, et on n'arrête pas de tondre, planter, tailler, et remettre tout en ordre pour préparer l'été.

Mais il arrive des jours où on ne peut rater la brocante auto...de Soumoulou par exemple. Et aller à Soumoulou peut être dangereux car on peut y faire des rencontres fâcheuses... c'était le samedi 19 mars, à une heure de voiture, impossible de rater ça !

J'ai succombé, et ramené le white van, cela fait le troisième en provenance du musée de Mougins. Ce voyage était bien sûr prémédité. Je le trouve en triste état, il lui manque beaucoup de pièces mais la base est saine. D'une saleté...! Mais enfin, il suffit de le nettoyer et la peinture étant encore brillante, l'éclat revient de suite. J'ai même réussi à ôter l'inscription rouge firestone, facile d'un côté, mais il m'a fallu repeindre l'autre côté : masquer, poncer, peindre, j'ai pris l'habitude !

En retournant l'objet : surprise : les ressorts sont en caoutchouc, manière astucieuse de réaliser une suspension véritable, mais qui n'a pas été poursuivie. La voiture aurait été l'une des premières fabriquées, en Israël qui plus est ? En 1985 ? La plaque laiton d'origine qui aurait pu indiquer "swiss made" manque.

J'ai donc trois chantiers en cours, l'avantage étant qu'on peut se mettre à n'importe quoi, il en sort toujours quelque chose. Mais beaucoup de pièces étant démontées, il fallait s'y retrouver : alors j'ai relooké l'atelier. Créé des étagères. Rangé les outils. Et puis je me suis remis à la tâche :  voici les fils qui seront cachés sous le plancher de white van :


Vous voyez : le crochet est posé, et la plaque d'immatriculation qui avait disparu est positionnée avant peinture. Le feu rouge arrière fonctionne sous 12 volts. Le plancher est retourné pour le collage des deux cales, et on distingue l'interrupteur bleu à deux voies à l'envers : en avant, feu arrière rouge ; et éclairage intérieur de la caisse.

En arrière, le moteur et l'arbre de transmission tournent, en marche avant !

Restait les phares : ils sont peints en bleu, et naturellement sous 4,5 volts, rien de fonctionne. La peinture a condamné toute conductivité, il n'y a pas de masse. Je pose le fil sur l'entourage nickelé : miracle, l'ampoule s'allume, mais  faiblement.... la première fois sans doute depuis 25 ans ! Peut-être même n'a-t-elle jamais fonctionné ? Quel est le bon voltage ?

Je raccorde à l'accu de 12 volts : tout marche !

Ce modèle était donc prévu pour fonctionner en 12 volts, moteur et phares inclus ! Il était temps de réaliser les branchements !

Ca y est, j'ai fini l'électricité, et il va rouler seul.


Quelques pluies encore, je m'attaque à la cabine, et la revêts de cuir blanc. Il va être très raffiné ! Il car je n'ai pas encore trouvé de nom, pour décorer les côtés de la galerie de toit.


Je vous ai parlé des deux vans. Le premier c'était woody qui n'a pas bougé depuis février. Il faut vraiment que je le termine. La troisième voiture vient d'arriver des USA. Elle est protégée par sa serviette. La voici ! Il y a tout l'intérieur à faire.



Il faut absolument qu'il pleuve !


vendredi 11 mars 2011

rue des parisiens

Du haut de la falaise, le chemin des douaniers domine la mer.








jusqu'à ce qu'on arrive aux Rimains









au retour, la rue des parisiens est habitée... par les parisiens (au travail dans la capitale car leurs vacances de février sont terminées)

ça ne peut être que le parc d'un ex capitaine (au long cours)


d'un côté les villas dominent la falaise (avec vue sur mer)


et côté rue, on ne voit que l'arrière naturellement !



























j'aime beaucoup l'arrière de la  villa "le clos" on dirait des vitraux de Grüber !


des vitraux, il y en a dans l'ancien local des Affaires maritimes, reconverti en restaurant.



pour les parisiens évidemment !





                               déjà en 1934 on ne cha(h)utait pas sans l'autorisation de l'Administration !



vous connaissez tous cette discrète adresse, of course ! 


le matin, on vous offre un bouquet de primevères avec les croissants du petit-déj !

au temps des éoliennes

La façade maritime entre Cancale et le Mont-Saint-Michel constitue un vaste polder : les terres y sont plus basses que le niveau de la mer, et encore celle-ci n'est pas montée au niveau qu'elle atteindra après la fonte des derniers glaciers d'Antarctique.

Qui dit polder dit culture du blé, et pour moudre le blé il faut de la force motrice. Alors sans attendre les éoliennes d'aujourd'hui on construit des moulins à vent.




alignés sur la digue, le coq (gaulois ?) sur le faîte  (à moins que ce soit un hommage à Madame Poulard ?)





fascination des anciens engrenages...


la toiture roule sur un train de galets pour s'orienter au vent



et une pédale d'accélérateur permet d'ouvrir les pales de mélèze pour modifier la vitesse !



mais grâce au régulateur (à deux boules), le meunier est protégé et peut dormir tranquille

dans le ronronnement des paliers et le souffle du vent
comme sur une Bisquine...