Ceci est mon blog d'origine, à consulter avec ses pendants : "Mes amis papillons" et la "Gazette des arts"

vendredi 2 décembre 2011

last van in 2011

Trois ans après, Frédéric G. a eu la gentillesse de se souvenir de moi ; de me prévenir par email ; et de m'envoyer illico presto mon dernier van de l'année : un bleu, le troisième qui me passe par les mains. Comme il avait son tableau de bord d'origine, j'ai décidé de lui faire un léger lifting, de manière à le laisser dans "son jus".

le moment excitant, c'est quand on culbute l'engin pour découvrir qu'il porte le N° 135
Comme vous êtes observateur, vous avez déjà remarqué que les rideaux latéraux ont été cousus, leurs lanières cuir et leurs petites boucles sont en place, à l'envers puisque le van est sur le toit, protégé par un torchon digne d'un grand restaurant lyonnais.

Ici vous voyez mieux la plaque ronde sur le bâti moteur qui porte le fameux numéro, contrepoint de la plaque arrière où est estampé cette marque aujourd'hui disparue : "made in France".

Le feu arrière rouge a été posé, en haut de la photo pour qu'il soit à gauche le van à l'endroit. Il ne faut pas être dislexique ! Il faut que l'interrupteur au tableau le fasse s'allumer, ce qui explique le petit fouillis de fils électriques.

J'ai attaché (proprement, fileté à 2mm) une attache repeinte en bleu marine pour tenir la pile jaune, et, miracle toujours aussi fantastique, les phares ont fonctionné, la première fois depuis vingt six ans.

















J'ai préparé quelques inscriptions latérales, mais attends un peu pour choisir la meilleure :

pourquoi pas :

AU NAIN BLEU
   PARIS 

c'est bientôt Noël !

péloïde à Dacqs

J’ai écrit Dax avec son ancien orthographe, qui se rapproche davantage de l’aqua romana : depuis l'Antiquité la Fontaine chaude, ou source de La Nèhe, fume de ses 64° au centre-ville de Dax. Elle représente le dernier patrimoine gallo-romain de la ville dont les remparts ont été détruits pour laisser place aux hôtels, et c’est le grand symbole du thermalisme. En effet, la fontaine avec son débit quotidien de 2,4 m3 (les hydrauliciens diraient 0,1m3/heure) est réputée pour les vertus de son eau. Je reviens sur le débit car par seconde cela donne 0,03 litres ce qui n’est pas si terrible ! Il faut des pompes dans la piscine bordée de murs construits de belles pierres calcaires en 1815 pour créer trois colonnes d’eau jaillissante, et laisser croire à un geyser naturel ! Comme il faisait froid hier, nous avons été attirés par la vapeur, et n’avons pu nous empêcher de nous brûler les mains dans les jets sortant des lions d’airain du mur principal. (vu le froid, les pompes avaient été arrêtées…)

Construite de 1814 à 1818, sous le règne de Louis XVIII, cette fontaine a hérité du nom d'une déesse, des sources et des eaux vives, dea Nèhalennia. Avant les curistes, c’est là que se retrouvaient les bouchers et les ménagères gallo-romains qui, grâce à sa température exceptionnelle, pouvaient utiliser la fontaine pour la cuisine. Auguste soi-même se serait fait soigner entre le 1er et le 29 juin de l’année 25. Le miracle (commercial) est que cette source se diversifie dans de nombreuses résurgences en ville. A chaque fois, un hôtel a été construit au-dessus, permettant aux clients de profiter (à domicile) de la même eau chaude thermale. Eva Joly devrait venir ici, et vanter les mérites du chauffage durable de nombreux immeubles, utilisant la géothermie


Pour les curistes souffrant de rhumatismes, le secret c’est la boue : les alluvions limoneuses de l’Adour, baignées d’eau chaude volcanique minéralisée cheminant depuis les profondeurs, et fermentée en surface grâce à des algues d’eau douce, donnent le péloïde, nom amusant créé par la société internationale d'hydrologie médicale, désignant les boues utilisées en thérapeutique thermale. Le terme de pélose désigne plus particulièrement les boues naturelles comme celles de Dax ou de Saint Amand. Les soins sont la pélothérapie. Les docteurs dont on déplore la cruelle absence dans certaines régions, abondent dans ce lieu propice à la lutte contre les douleurs, et j’en ai compté 165 sur les pages jaunes de France télécom.

Il existe aussi le péloïde de Vichy, qui  est une boue thermale maturée, créée à partir de lits d’argile blanche ou kaolin prélevés localement et irrigués pendant plus d’un mois par les sources thermales minérales des Dômes (66°C) et du Lys (60,5°C) dans des bassins idoines. Des colonies d’algues bleues, riches de composés organiques, se développent alors spontanément à la surface de l’argile. Le mélange est ensuite finement malaxé en vue d’obtenir une boue homogène.











Le produit ainsi obtenu concentre à la fois les propriétés thérapeutiques des minéraux contenus dans l’eau et des composés organiques fournis par les algues. Lors des soins et enveloppements, les principes actifs du péloïde vont se libérer dans l’organisme au contact de la peau.

Le soin thermal consiste à recouvrir de péloïde les régions douloureuses du corps (notamment les articulations) du curiste. La pélothérapie se nourrit des progrès et découvertes de la recherche scientifique pour offrir un traitement toujours plus efficace contre les douleurs musculaires et articulaires. L’action physique se manifeste grâce aux propriétés de la boue (plasticité, adhésion et chaleur), entraînant une relaxation quasi immédiate des muscles contracturés. L'action biochimique assouplit la peau et permet l'ouverture des pores facilitant ainsi le passage d'éléments actifs du péloïde.

Nous sommes les représentants de la génération « malpartou », et n’arrêtons pas de souffrir de douleurs musculaires.

Et si on se faisait macérer dans un BBB
 (bon bain boueux)
 de péloïde… bien chaud ?

est-ce remboursé par la Sécu ?

mercredi 16 novembre 2011

Ginkgo biloba

Nous nous sommes toujours débrouillés pour avoir chez nous, ou alors pas loin, un  Ginkgo biloba.  C’est un signe extérieur de longévité, et aussi de richesse,  puisqu’on l’appelle : «l’arbre aux quarante écus » ou même encore  «l’ arbre aux mille écus ». On sait qu’il s’agit de la plus ancienne famille d'arbres connue, puisqu'elle serait apparue il y a plus de 270 Millions d’années, quarante millions d'années avant l'apparition des dinosaures. Un arbre à 1 Km de l’épicentre de l’explosion atomique de Nagasaki a survécu. Le Ginkgo serait  potentiellement immortel. Il n'a pas de prédateurs naturels, ni parasites ou maladies. Le plus vieil arbre connu, celui du  jardin botanique de l'Université de Sendai, est âgé de 1 250 ans.


C’est un arbre d’origine chinoise, dans le sud-est plus précisément, dans les Monts Tianmushan. Il s'agit d'une espèce cultivée, la version sauvage ayant presque complètement disparu. De là, il arrive au Japon et en Corée aux alentours du XIIe siècle.

Engelbert Kaempfer, médecin et botaniste allemand séjourna au Japon de 1690 à 1692 en mission pour la Compagnie des Indes néerlandaises. Il fut le premier Européen à avoir fait une description de cet arbre dans son mémoire Amoenitatum exoticarum, publié en 1712.

Il rapporta des graines en Hollande et c’est dans le jardin botanique d’Utrecht que le premier Ginkgo européen aurait été semé en 1730.


En France, l’histoire ressemble à celle d’un album de Tintin et Milou se passant en Bretagne : un amateur français, le chevalier de Pétigny, achète à la fin du XVIIIe siècle les premiers pieds de Ginkgo pour la somme considérable de 200 livres, soit 40 écus d’or d'ou le nom de l'arbre aux 40 écus. Aujourd'hui, on estime que la plupart des vieux Gingko biloba qui poussent en France sont issus des arbres du chevalier de Pétigny dont la propriété de famille, le château de la Touche-Hersant (28200 LANNERAY) est toujours détenu par les descendants.

En chinois moderne, se prononce yín et signifie « argent », tandis que se prononce xìng et signifie « abricot ». Le composé 銀杏 se prononce alors yínxìng : « abricot d’argent ».

En japonais moderne, ces caractères chinois se prononcent ginnan ぎんなん, en réservant le plus souvent cette prononciation pour parler du fruit, tandis que l'arbre est nommé ichō (イチョウ).


Le nom biloba vient de la forme caractéristique des feuilles, fendues en deux lobes en forme de palmes et ne présentant pas de nervure centrale. Dotées d'un pétiole, elles sont insérées sur les rameaux par petits groupes de 3 ou 4 et atteignent de 5 à 15 cm de long. Ces feuilles sont caduques, deviennent jaune-doré à l’automne, formant comme un tapis d’or sous l’arbre : autre origine du nom de l’arbre aux mille écus. Nous en ramassons toujours en novembre, et il suffit de les insérer dans le Quo Vadis ; le carnet de chèques à défaut du Livre de Messe, pour avoir toujours des feuilles d’or porte-bonheur sous la main.


Les artistes fondateurs de l’Art Déco ont été impressionnés par cette forme et ce signe d’opulence, et nombreux ont façonné les ferrures des lampes Daum en reproduisant des feuilles bilobées.



Le Ginkgo biloba ne possède pas de graines, mais les individus mâles portent des chatons de forme cylindrique, et les femelles des ovules : les arbres sont donc sexués, on dit : dioïques. Un ovule fécondé par le pollen d'un autre plant de ginkgo mâle germera immédiatement, donnant naissance à une jeune pousse, généralement située au pied du plant mère.

Les arbres femelles produisent des ovules, couverts  d'un tégument de couleur jaune-brun, charnu extérieurement et coriace intérieurement, ce qui fait qu'on confond souvent cet ovule avec un fruit, notamment avec une drupe. L'ovule mesure de 2 à 3 cm de diamètre. Avant l'automne, il est lisse et attirant mais toxique, notamment la partie charnue du tégument, car elle contient de l'acide butanoïque. Ce dernier est à l'origine de l'odeur de beurre rance ou de vomissure que dégage l'ovule à l'automne lorsqu'il commence à se rider. La plaisanterie (très écolo) à l’époque du gros téléphone fixe et noir de Fernand Raynaud consistait à dévisser le micro du combiné, et à glisser dedans un ovule de Ginkgo. Peu après l’odeur rance dégoûtante se répandait partout, impossible de repérer l’origine, les coups de téléphone donnant une envie irrésistible de gerber comme on dirait aujourd’hui dans la langue des banlieues !  Maintenant que nous sommes à l’époque du politiquement correct, on a arraché le Ginkgo femelle du square Wilson à Toulouse, où nous faisions nos récoltes. On ne plante plus de femelles susceptibles d’être puantes, et on bouture des mâles garantissant l’absence d’odeur nauséabonde.

C’est bizarre, chez la gent masculine, ce serait plutôt le mâle qui sentirait mauvais !

Le Ginkgo biloba est l'arbre fétiche de la ville de Tokyo. Et aussi de Weimar, en Allemagne, où Goethe résida, et où il composa ce poème très d’actualité depuis que Nicolas et Angela deviennent inséparables au point de ne plus faire qu’un (ou une). L’avantage de l’Allemand est que les rimes sont respectées, ce qui n’est pas le cas de la traduction française :



Dieses Baums Blatt, der von Osten
Meinem Garten anvertraut,
Giebt geheimen Sinn zu kosten,
Wie's den Wissenden erbaut,

Ist es Ein lebendig Wesen,
Das sich in sich selbst getrennt?
Sind es zwei, die sich erlesen,
Daß man sie als Eines kennt?

Solche Frage zu erwiedern,
Fand ich wohl den rechten Sinn,
Fühlst du nicht an meinen Liedern,
Daß ich Eins und doppelt bin?
La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.

Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?

Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ?




ça ce sont des coulemelles, pas loin du Ginkgo...

...Biloba...

...un ou double ?

for sale again

Je n'en finis pas de mettre au point mon attelage, et j'en étais à banaliser tellement le white van que l'on ne s'y retrouvait plus. Bonne nouvelle, j'ai retrouvé un publicitaire doté d'un ordinateur, et de la fameuse machine actionnée par C.A.O qui découpe les lettres autocollantes. Je lui ai fait découper l'inscription fameuse : Bugatti Molsheim, et ne m'arrêtant pas à la dépense, je lui ai demandé du relief.



C'est tout bête : on fait un tirage en noir, pour donner l'impression d'ombre portée. Le même tirage en rouge exactement superposé donne l'impression du relief. Comme le macaron BUGATTI qui lui est blanc sur fonds rouge. Ici c'est donc l'inverse puisque le fonds est blanc. Evidemment ça coûte deux fois plus cher...


Et puis j'ai immatriculé la remorque, ai raccordé le feu rouge arrière à une prise mâle, et puis ainsi la raccorder au van.

                       
Quand on manoeuvre l'interrupteur, le tout s'allume, c'est (presque) Noël.



Voilà c'est maintenant prêt, j'attends l'amateur de Bugatti !

Joyeux Noël à lui...!

vendredi 11 novembre 2011

for sale, in view Retromobile 2012

Nous sommes à moins de trois mois de Rétromobile 2012, et les modélistes regardent leur Agenda. Avez-vous déjà acheté votre Quo Vadis 2012 ? L'ouverture est déjà programmée pour le mercredi 1er février à 11 heures, et il est prudent de retenir son billet de train à l'avance si l'on veut avoir de la place !

J'ai décidé de privatiser un petit peu de mon patrimoine automobile, et me résouds donc à vendre ! A tenter de vendre du moins car cela n'est pas facile !

Alors j'ai recomposé un attelage (prestigieux), en débaptisant le white van, en lui faisant tracter le plateau porte-voitures, et en hissant dessus la B37 tourisme, moins prestigieuse que la B35 de course à 8 cylindres, mais pas mal quand-même en cette période d'austérité.

Voilà ce que cela donne :


J'ai donc ôté les inscriptions sur les faces latérales de la galerie de toit, et attends d'en faire refaire, ce qui n'est pas de la tarte d'ailleurs. Je penche pour : BUGATTI Molsheim, et attends de faire des essais.

En attendant, j'ai hissé la belle sur son support :


et voici l'attelage prêt à partir :


si cela vous dit, contactez-moi sur facebook ?

je livre à domicile !

République

Finalement, le 11 novembre 2011 à 11 heures 11 minutes 11 secondes température 11° s’est passé sans encombre. Il est quatorze heures et la journée n’est pas terminée, mais l’événement craint par les numérologues est bel et bien passé, que ce soit l’heure d’hiver ou celle d’été. J’ai tenu à honorer nos morts de la Grande Guerre en me rendant à Labarthe de Rivière, fasciné que je suis par son poilu peint en bleu, qui paraît si vivant. Ici on peint les monuments aux morts comme on peint les statues de la Vierge de Lourdes, et comme les Romains peignaient leurs statues de marbre, ceci pour leur donner le maximum de vie. L’effet est très réussi.

























Labarthe possède une colonne de la Liberté, érigée pour le centenaire de la Révolution française de 1789. Il est rare de trouver un tel monument dans une commune de 1300 habitants ! Je vous montre les quatre inscriptions, vraiment très convaincantes. La République est un peu sombre, étant à contre-jour. On la devine usée par le temps, patinée, verdie par le lichen, mais toujours altière. On lui a mis l’électricité pour mieux la voir la nuit, il faudra que je revienne vérifier si l’ampoule fonctionne.






jeudi 10 novembre 2011

si quelqu'un a soif...

Jn 7.37-39

Le dernier jour de la fête, le jour le plus solennel, Jésus se tint devant la foule et lança à pleine voix :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive.

Car, comme le dit l’Ecriture, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. En disant cela, il faisait allusion à l’Esprit que devaient recevoir plus tard ceux qui croiraient en lui.











Nous sommes sur la route du Col Pérez, à 400m d’altitude, vers les Pyrénées. Nous croisons Montespan, sur le pic les ruines du Château du XIIIè siècle. C’est plein de noms inconnus, Ganties ; Mane ; Montastruc de Salies (nous ne sommes pas si loin de Salies de Salat), et je dois rejoindre Jacques Trouis, le potier, qui sait confectionner à partir d’argile crue des épis de faîtage, pour couronner le toit des maisons. Son atelier et sa maison sont quelque part col Pérez, signalés par un panneau jaune. Il est très créatif, et a créé par exemple les « sept pichets capitaux », un amas de pichets superposés, pour couronner la maison d’un buveur d’eau minérale, espèce très rare aujourd’hui. Il a des coqs superbes juchés sur leurs ergots. Il a une tortue sous laquelle on enterre des récipients, où l’on verse un peu de bière : cela attire les limaces qui se cachent sous la tortue. Il suffit ensuite de les estourbir sous leur protection décidément bien factice.



















A Rouède, je m’arrête devant un captage daté 1856 , deux ans avant l’apparition de la Vierge à Lourdes : une source jaillit de la pente, et on a construit dessus un petit dôme de moellons calcaire avec un fronton en bel appareil. De là un canal alimente le lavoir couvert, dont le trop plein rejoint l’aval. Un ouvrage hydraulique, je freine naturellement ! Un ouvrage chrétien qui plus est ! Qui sert à laver son linge sale ! Quelle allégorie !











On est loin de Paris, où l’on ne cesse de commenter la démission de Papandréou en Grèce, et celle du Cavaliere Berlusconi à Rome. La France est de plus en plus menacée par la hausse de ses taux d’intérêt, et Fillon vient d’annoncer un plan d’austérité… peu apte malheureusement à nous protéger pour longtemps. Mais il s’agit juste de tenir jusqu’aux élections de mai 2012 : après nous…le déluge ! …et la disparition du triple A !















Ici, on vit de peu de choses : le boulanger ? Il en reste un, à Arbas, le pays de l’ours. Le potier ne mange pas de viande, la potière non plus. Pour les légumes, il y a le jardin. Les volailles se baladent dans la nature, ce qui permet de s’en inspirer pour cuire des épis de faîtage. Dans les prés pentus,  les blondes d’Aquitaine paissent dans les prés vides de tout habitant. Quelles belles maisons avec colombages il y a, qui ressemblent à des bastides !


Il existe ici un pays inconnu où l’on vit  en 1856,

au rythme des fontaines !

Rouède en ULM (ce n'est pas de moi !)