Ceci est mon blog d'origine, à consulter avec ses pendants : "Mes amis papillons" et la "Gazette des arts"

mardi 13 mars 2012

3th Torpedo finished

Je m'étais donné le 15 mars, nous sommes le 13. Ca y est, une nouvelle voiture, le troisième torpédo, le GB tourer, conforme au cahier des charges. Les derniers moments sont délicieux, car c'est là que l'on pose les petites courroies de la capote, les numéros d'immatriculation, les marche-pieds définitifs, le moteur d'essuie-glaces, le catadioptre à droite, et que l'on fignole les détails, comme les attaches du capot, importées des USA of course ! Je commence les photos par là, car j'ai trouvé la mascotte assortie à la couleur de la carrosserie, la colombe de la paix :
















de jour : leviers en arrière, tout éteint

de nuit : phares allumés (led rouge) et contact mis (avant démarrage  : led vert)
leviers en avant

Anne m'a cousu comme d'habitude un tendelet sur mesure, impeccablement tendu. Vous voyez les fameux leviers, et les leds mais nous sommes à l'arrêt et tout est éteint.






nous sommes le 11 juin 2012, quelque temps après...
les phares sont bien plus adaptés : ce sont des modèles de modelmotorcars !
j'ai depuis éliminé les phares Pocher d'origine un peu trop gros !




et voilà la photo si longtemps attendue !


(et encore, vous ne l'avez pas vue en marche...!)

à bientôt sur youtube !

Post scriptum le 11 juin 2012 : j'avais conscience qu'entre les phares d'origine, trop petits, et les phares Pocher, trop gros, il y avait un juste milieu : j'ai donc importé des phares destinés à la Bugatti-Pocher de Modelmotorcars, mais la fabrication américaine n'était vraiment pas au point, et j'ai du retourner le tout. Jusqu'à ce que Martin Meit vérifie attentivement le second envoi, et que je réussisse à l'assembler, en l'absence d'une conception vraiment mécanique, mais enfin...L'échelle est maintenant respectée, et je vous en donne quelques autres exemples :




Depuis lors, Vincent m'a appris à compresser et signer mes photos, et on voit ainsi l'évolution constante de ce blog, en à peine quelques mois.

On retrouvera les phares Pocher, mais ils paraissent moins saugrenus), sur le pompier de Paris, publié sur babone2 à l'adresse : http://babone5go2.blogspot.fr/2012/06/pompier-fini.html


vendredi 9 mars 2012

a.s.a.p

as soon as possible !

Quinze jours ont passé : frottage ; masticage (le raccord entre moteur et carrosserie infernal à lisser mais indispensable pour un beau reflet final ; idem des deux arrondis de la caisse à l’arrière). Fixateur. Couche noire dessous et sur le châssis. « Beige tropique » pour le haut. Finition au vernis. Résultat professionnel, on dirait une vraie exposée au salon Rétromobile (février 2013).















Je commence à remonter les équipements dessous, vérifiant au moins dix fois que le plus va au plus (j’ai mis des bracelets rouges) ; et le moins au moins (bracelets noirs). J’ai un doute sur le variateur : il ne faut absolument pas inverser les phases, sinon il crame. Quand il crame, une fumée lourde et grise sourd du boitier, avec une odeur entêtante de brûlé. Effrayant. A-t-il grillé aussi le récepteur ? J'ai tout vérifié : voilà qu'il crame ! Qu’ai-je donc (encore) fait ? L’autre erreur possible consiste à bien raccorder les phases, mais à brancher l’accu sur les cosses partant vers le moteur, à l’envers quoi ! Je n’ai plus qu’à prendre le train, foncer chez Idéal Models, me faire expliquer la confusion (pour ne pas recommencer), et payer, naturellement. Heureusement il y a du stock.

alors : vous le reconnaissez le volant ?

Cet arrêt forcé m’oblige à réfléchir (c’est fou ce qu’il faut réfléchir pour pratiquer un travail manuel) : je positionne les armatures de capote, et leur construis deux cales brunies « canon de fusil » bien ajustées à l’arrière. Le tendelet doit parfaitement s’adapter je n’ai pas encore maitrisé le coup. Quant aux phares, ils sont peut-être un peu surdimensionnés, mais ils étincellent au soleil, et un Citroën tourer doit pouvoir lutter à armes égales avec les Bentley et autres Rolls Royce dont les phares sont énormes.

Le challenge final consiste à ce que le levier de frein actionne l’interrupteur général de l’éclairage de nuit, plus la led rouge associée (encore une histoire de polarité). Et que le levier de vitesse (il est factice, quand-même) mette le contact de la télécommande (allumant la led verte). Plein de fils à raccorder. Attention aux + et aux - !

Régime à l’eau toute la semaine !


jeudi 8 mars 2012

caviar d'Aran

Vous avez compris l’astuce ? Aran … Iran… ! Il faut le faire ! Val d’Aran ? La empresa compromisos Vall d’Aran. C’est une vallée espagnole, de l’autre côté de l’ex-frontière, en face de chez nous, dans les Pireneos côté nord, donc pas besoin de traverser le massif. Le principe de base de l’aquaculture est de disposer d’eau chaude, car les poissons (comme nous sur la Côte d’Azur) préfèrent l’eau chaude plutôt que froide c’est comme ça. L’eau chaude, on la trouve dans les thermes ce n’est pas ça. On la trouve en sortie d’une usine hydro-électrique ce qui est le cas. En récupérant l’énergie de refroidissement des alternateurs, on récupère l’eau chaude d’où l’idée d’élever du poisson. Du poisson d’eau douce.


Là où l’idée est géniale, c’est qu’au lieu d’élever des truites (qui se contentent d’eau froide), les espagnols ont décidé d’élever des esturgeons. Esturion. Ca se vend beaucoup plus cher, non pas tellement pour la chair des mâles qui n’est pas mauvaise, que pour les œufs des dames adultes. Chez les gens argentés, ces œufs se nomment caviar et se dévorent (à la louche) à Noël, ou à toute autre occasion festive. Ici on l’appelle l’or noir évidemment. Non je me trompe : diamant noir. De toute façon, ça fait dans la haute joaillerie.

c'est l'histoire de la poule et de l'oeuf : il y a un début où il faut trouver des géniteurs

Nous sommes en mars justement et c’est la semaine portes ouvertes à la pisciculture Nacarii de Lés, ainsi que la Mostra Gastronomica du caviar qui permet de déguster dans les restaurants de la ville.

Je téléphone à Florence G, propriétaire de l’Epicerie Moderne rue Ninau à Toulouse, qui a l’exclusivité de la vente dans le Sud-Ouest. Elle me fournit depuis des années en poutargue. Vous connaissez ? La poutargue ou boutargue, ce sont des œufs de mulet. On les conditionne en Mauritanie, en les faisant sécher sur des claies au soleil, et on les enferme dans une enveloppe de paraffine. Comme les confitures. On en trouvait autrefois à Martigues (la Venise provençale) et dans les étangs de Biguglia en Corse. C'est l'entrée classique en Camargue. Lors de mes déplacements comme délégué à l'aquaculture avec le patron de la prudhommie de Toulon, on en dégustait  des cubes avec un quignon de pain sur le pointu à 6 heures du matin en partant à la pêche (de la bouillabaisse). C'est très salé. Je vous en parle car on dit que c’est « le caviar du pauvre ». Riche en phosphore, passons. Florence vend donc le vrai caviar, et le succédané. En Allemagne on dit Ersatz. J'adore.




















Nous revenons donc d’une visite technique, en territoire voisin et ami. J’avais une délégation de pouvoir de Florence, et étais un peu comme en tournée d’inspection. J’ai fait comme si je faisais partie de l’équipe d'un candidat (normal) à l’élection présidentielle, visitant une usine, serrant la pince aux ouvriers, dégustant des sandwiches, mieux des petit-fours, et buvant des pots. Ca a parfaitement fonctionné. A vous de deviner quel parti j’ai choisi de représenter : les espagnols ont eux parfaitement saisi, et m’ont demandé si je pouvais leur préparer un prochain contrat de fourniture (en gros) à l’Elysée. Je leur ai donné rendez-vous en mai ! Pour fêter ça ! Je deviens fournisseur attitré ! Le pied !


Plus qu’un mois et demi !

...fini la poutargue !







le dimanche

en semaine


mercredi 7 mars 2012

Type 57G - 24 Heures du Mans

en vrai...et au 1/8° ...










Carrossée en « Tank », c’est la victorieuse des 24 Heures du Mans en 1937 et de 1939. La première Type 57G était basée sur un châssis de Type 59 avec un moteur de Type 57 non compressé. Elle fit son entrée avec trois voitures au Grand Prix de France de 1936 où Wimille/Sommer gagna et les deux autres furent placées sixième et treizième. À Reims, Wimille gagna encore, les deux autres arrivèrent second et quatrième. Beaucoup de records de vitesse en classe C furent atteints par la Type 57G en 1936, incluant le record de vitesse moyenne à l'heure s'établissant à 218 km/h et les 24 heures à 199 km/h.


En 1937, la Type 57G gagna les 24 heures du Mans avec un nouveau record de moyenne à 137 km/h. La voiture fut améliorée et devint la Type 57S45. Elle fut produite pour la saison 1937. Elle avait le moteur compressé du Type 50B.


Finalement, en 1939, une troisième version, avec le moteur de la Type 57C compressé fut construite. Cette machine gagna cette année-là Le Mans. Ce fut la dernière victoire pour Bugatti. C’est  en testant la voiture victorieuse du Mans en août 1939, un soir, que Jean, surnommé le prince, sortit de la route et mourut sur place, en voulant éviter un cycliste qui surgit, ivre, d’un chemin latéral.















Elle est équipée des roues à rayons des 59, qui sont des merveilles. Sean McKenna les reproduit au 1/8°, mais il ne se contente pas de cela : il a construit la voiture entière, un tank en effet, avec son projecteur à droite qui permettait la nuit des 24 heures de bien voir les bas-côtés.


Sean McKenna à Rétromobile
 

à défaut de lui acheter le tank, payez-vous une roue ?



sur demande je vous donne ses coordonnées à 03140 Etroussac

mardi 6 mars 2012

colonel Giles...

...ou la 1936 Bugatti typ 57SC Corsica roadster  57593,

...un heureux mariage franco britannique... bradé (plus tard) par une restauration ...je ne vous dis pas ! (mais peut-être allez-vous aimer ?)

Une fois encore, je vous donne la version anglaise du commentaire, pour rester dans le contexte outre-atlantique.

    
British Colonel G. M. Giles was a lucky man. He received in 1936 the most exclusive Bugatti chassis, the Type 57SC, with a body designed by both his brother Eric Giles and had Jean Bugatti. Corsica (un petit carrossier) of London executed the design on chassis 57593 an the car was driven around England with the registration GU7.











The most striking part the car is the body design which is completely unique to this car. It incorporates pontoon fenders and a cigar body which comes to a unique focal point at the rear. Grey accents run the length of the body and complement the shape of the radiator as well as the sweeping tail.

The rear portion of the body opens completely to reveal a tool kit and spare tire, but there is little room for anything else. By the late forties, the trunklid was altered so that the spare tire could be fitted into it to offer more space but this drastically reduced the car's appeal. Thankfully this addition was reverted during the car's most recent restoration.















un modèle un peu moins prestigieux, mais l'intérieur d'origine !















devenue EUV9,  bleue, c'est encore une anglaise !
 Pour exceller à Pebble beach, il faut du sensationnel. Alors on "restaure" ! Difficile de changer l’extérieur, (sauf la couleur), c’est comme un monument historique : on fera donc tout pour magnifier l’intérieur : on choisit un cuir d’alligator,  tellement excitant assorti aux bottes texanes ! Et on en met partout, même sur la planche du tableau de bord. Il faut dire que le propriétaire a un nom célèbre : Mozart, John Mozart ! Il l’a eu son Grand prix du Beach Concours, en 2000 ! La voiture est à l'état neuf à l’extérieur, défigurée à l’intérieur, encore que c'est tellement kitch que l'oeil est forcément attiré ! On admire et la prouesse du sellier, et le prix (fort) auquel Mozart a du faire face !


Peut-on trouver le modèle au 1/8° ? Oui ! Il faut s’adresser au Canada, et on aura une jolie voiture, malheureusement en résine….pouahh !!! Les concepteurs n’ont pas osé reprendre le revêtement intérieur, et on simplement posé un simili-cuir bordeaux dans la version bleue. Si l’on se contente de regarder, sans avoir investi les quelque 5000 Euros demandés, (ouf !) les formes sont assez sympa :


c'est vrai qu'on dirait une...vraie !



                       http://www.thememorabiliaexperience.com/large-scale-models/index7.html

attention, je parie qu'il y a une taxe à l'import genre 20% ?

lundi 5 mars 2012

dent de chien !

Il fait soleil, et nous décidons d’une ballade dans les sous-bois, à la recherche des jonquilles sauvages. Ouf, elles sortent, courtes et drues, dans les ronces et les branchages qui les protègent des promeneurs. Voilà une fleur bien classique même si elle enjolive notre espoir de printemps.
















Mais les jonquilles ne sont pas seules : de temps à autre pointe une Dent-de-chien (Erythronium dens-canis), une plante herbacée à bulbe vivace de la famille des Liliaceae. Elle est originaire des montagnes européennes et d'Asie (Russie, Turquie), mais nous la trouvons ici..


Son nom de genre provient du grec eruthros, signifiant rouge (couleur de la fleur et des taches sur les feuilles). Quant au latin dens-canis, il se rapporte à son bulbe blanc en forme de dent de chien. J’ai beau creuser à la pointe de mon couteau Pradel, il est enfoncé bien profond, et je n’arrive pas à le déterrer.














La hampe porte une grande fleur solitaire penchée aux sépales et aux pétales rose vif tachés de blanc et renversés. Son périgone se divise en 6 parties libres rapprochées à la base. 6 étamines plus courtes que le périgone, mais saillantes sont chacune surmontée d'une anthère rouge. Cette liliacée développe deux feuilles opposées au niveau de sa rosette basale, ces feuilles étant elliptiques, d'un vert glauque et maculées de tâches brunes/rougeâtres (rarement blanches). Le bulbe blanc est allongé, rappelant une canine de chien et donne naissance à des caïeux (sortes de gousses).


Erythronium dens-canis développe des petites graines pourvues d'un grand élaiosome, lui permettant une dispersion exclusivement par myrmécochorie. En effet, 99 % des graines tombent à 20 cm du pied mère, ce sont ensuite les fourmis qui permettent la dissémination et l'enfouissement des graines. Ah ces fourmis, elles en font des trucs !

                                Aucun rapport avec le pissenlit, en latin : Taraxacum dens-leonis :

dent de lion, ne se mélange pas avec dent de chien !