Ceci est mon blog d'origine, à consulter avec ses pendants : "Mes amis papillons" et la "Gazette des arts"
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samedi 17 mars 2012

bonjour le prunier !

Je ne m'étais pas encore retourné, à force de rester sur l'écran du portable, mais en arrosant un jardin bien sec, je tombe sur le prunier en fleurs : on a bien fait de ne pas l'élaguer !





































                                      plein de fleurs ; des bourgeons qui sortent en une nuit....

                                                          vous vous rendez compte ?

                                                  le printemps... c'est dans quatre jours !







violettes (impériales)

Ca y est : le printemps est bien établi : les jonquilles parsèment les bois, comme avant dirait Cabrel ! Les colombes de Jacques Trouis roucoulent (ce sont deux mâles reconnaissables à leur roue : seuls les mecs font la roue, les meufs attendent que ça leur passe, ils se connaissent (bibliquement), et les dames pondent leurs oeufs, les mecs apaisés !




Des taches violettes parsèment les prés dont l'herbe est encore basse au sortir de l'hiver. Des violettes (des bois).


















Elles sont impériales !

et puis elles sentent bon le savon frais !

lundi 5 mars 2012

dent de chien !

Il fait soleil, et nous décidons d’une ballade dans les sous-bois, à la recherche des jonquilles sauvages. Ouf, elles sortent, courtes et drues, dans les ronces et les branchages qui les protègent des promeneurs. Voilà une fleur bien classique même si elle enjolive notre espoir de printemps.
















Mais les jonquilles ne sont pas seules : de temps à autre pointe une Dent-de-chien (Erythronium dens-canis), une plante herbacée à bulbe vivace de la famille des Liliaceae. Elle est originaire des montagnes européennes et d'Asie (Russie, Turquie), mais nous la trouvons ici..


Son nom de genre provient du grec eruthros, signifiant rouge (couleur de la fleur et des taches sur les feuilles). Quant au latin dens-canis, il se rapporte à son bulbe blanc en forme de dent de chien. J’ai beau creuser à la pointe de mon couteau Pradel, il est enfoncé bien profond, et je n’arrive pas à le déterrer.














La hampe porte une grande fleur solitaire penchée aux sépales et aux pétales rose vif tachés de blanc et renversés. Son périgone se divise en 6 parties libres rapprochées à la base. 6 étamines plus courtes que le périgone, mais saillantes sont chacune surmontée d'une anthère rouge. Cette liliacée développe deux feuilles opposées au niveau de sa rosette basale, ces feuilles étant elliptiques, d'un vert glauque et maculées de tâches brunes/rougeâtres (rarement blanches). Le bulbe blanc est allongé, rappelant une canine de chien et donne naissance à des caïeux (sortes de gousses).


Erythronium dens-canis développe des petites graines pourvues d'un grand élaiosome, lui permettant une dispersion exclusivement par myrmécochorie. En effet, 99 % des graines tombent à 20 cm du pied mère, ce sont ensuite les fourmis qui permettent la dissémination et l'enfouissement des graines. Ah ces fourmis, elles en font des trucs !

                                Aucun rapport avec le pissenlit, en latin : Taraxacum dens-leonis :

dent de lion, ne se mélange pas avec dent de chien !

dimanche 5 février 2012

temps de neu


Pour nous qui sommes voisins de la Catalogne, temps de neu signifie quelque chose ! C’est une émission de la Televisió de Catalunya dedicat als esports d'hivern. La neige est tombée dru cette nuit, et je ne regrette pas d’avoir longuement consulté la météo ; constaté qu’entre vendredi 3 et dimanche 5 février le froid s’installait, jusqu’à faire geler le fuel dans certains réservoirs (nordiques) ! Nous sommes finalement bien rentrés, autoroutes salées et sèches, voiture encroûtée de sel, pare-brise frotté, une véritable statue (de sel). Juste le temps de remplir le réfrigérateur, de mettre la voiture au chaud (7°) au garage (j’ai lavé le sel à l’eau chaude), et nous sommes douillettement installés, feu crépitant, andouillettes prêtes (pour une prochaine fois), et choucroute au feu (nous avons finalement changé pour faire plaisir au plus grand nombre, et pouvoir boire de la bière afin de nous réchauffer. Prêts pour l’anniversaire !



















L’hiver est ainsi propice à la réflexion, et aux ballades sur internet, une façon de se dépayser sans prendre froid. Va savoir pourquoi, je tombe sur une émission de Temps de neu consacrée à Pallares. J’adore cette coutellerie, et vous présente David, qui vous expose ses produits. J’ai commencé une petite collection, et le made in Catalunya est ainsi complémentaire du made in France.


Si en sortant de la neige vous avez déchaussé les skis, ôté les après-skis, accroché les raquettes, et digéré votre choucroute, dépaysez vous en écoutant la suite :

samedi 24 décembre 2011

roses de Noël

L’Hellébore noir, Ellébore noir ou Rose de Noël (Helleborus niger) est une plante de la famille des Ranunculaceae. C’est aussi l’herbe aux fous, pied de griffon, pied de lion, patte d’ours, rose de serpent ou pain de couleuvre. On verra plus bas pourquoi. C'est la seule espèce de la section Helleborus. Quand nous sommes arrivés en mars, nous avons de suite repéré les feuilles à l’Est, et découvert la floraison à Noël 2007. Apparemment nous avons le sol lourd qu’il faut, ainsi que l’ombre. Il faut soigneusement couper les feuilles flétries après la floraison, de manière à avoir de nouveau des fleurs l’année suivante….voilà le résultat.

Peut-être me « trompè-je » ? En regardant attentivement Wikipedia, il paraît que la floraison serait bien plus tardive : janvier à avril. Seule Helleborus ‘Early Purple’, une sélection à floraison précoce de Helleborus orientalis subsp. abchasicus, fleurit dès la mi-décembre – donc à Noël.

La rose de Noël, Helleborus niger, ne fleurit à cette période qu’à l’intérieur, en pots maintenus à température ambiante ! Nous aurions donc naturalisé :  Early Purple !


Depuis le Moyen Âge, la fleur est placée dans la  crèche. Elle symbolise la pureté et rappelle la légende à l'origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance de Jésus-Christ, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ (enneigé) pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. N'ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange voit ses larmes (sur la neige), les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.


Au Moyen Âge, la plante s'appelait aussi aliboron, terme de l'ancien français issu lui-même du grec elleboros, folie. Considérée comme un remède universel contre la folie dès l'Antiquité, aliboron a pu être associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant et enfin l'âne ou le « maître Aliboron », personnage ridicule car se mêlant de tout. Dès l'Antiquité, elle est d’ailleurs utilisée contre la goutte, certaines paralysies ou la démence. Elle est très toxique par des glucosides comme l'helléborine et l'helléboréine.

On a donc pris des risques insensés

en en mettant au centre de la table !

mercredi 16 novembre 2011

Ginkgo biloba

Nous nous sommes toujours débrouillés pour avoir chez nous, ou alors pas loin, un  Ginkgo biloba.  C’est un signe extérieur de longévité, et aussi de richesse,  puisqu’on l’appelle : «l’arbre aux quarante écus » ou même encore  «l’ arbre aux mille écus ». On sait qu’il s’agit de la plus ancienne famille d'arbres connue, puisqu'elle serait apparue il y a plus de 270 Millions d’années, quarante millions d'années avant l'apparition des dinosaures. Un arbre à 1 Km de l’épicentre de l’explosion atomique de Nagasaki a survécu. Le Ginkgo serait  potentiellement immortel. Il n'a pas de prédateurs naturels, ni parasites ou maladies. Le plus vieil arbre connu, celui du  jardin botanique de l'Université de Sendai, est âgé de 1 250 ans.


C’est un arbre d’origine chinoise, dans le sud-est plus précisément, dans les Monts Tianmushan. Il s'agit d'une espèce cultivée, la version sauvage ayant presque complètement disparu. De là, il arrive au Japon et en Corée aux alentours du XIIe siècle.

Engelbert Kaempfer, médecin et botaniste allemand séjourna au Japon de 1690 à 1692 en mission pour la Compagnie des Indes néerlandaises. Il fut le premier Européen à avoir fait une description de cet arbre dans son mémoire Amoenitatum exoticarum, publié en 1712.

Il rapporta des graines en Hollande et c’est dans le jardin botanique d’Utrecht que le premier Ginkgo européen aurait été semé en 1730.


En France, l’histoire ressemble à celle d’un album de Tintin et Milou se passant en Bretagne : un amateur français, le chevalier de Pétigny, achète à la fin du XVIIIe siècle les premiers pieds de Ginkgo pour la somme considérable de 200 livres, soit 40 écus d’or d'ou le nom de l'arbre aux 40 écus. Aujourd'hui, on estime que la plupart des vieux Gingko biloba qui poussent en France sont issus des arbres du chevalier de Pétigny dont la propriété de famille, le château de la Touche-Hersant (28200 LANNERAY) est toujours détenu par les descendants.

En chinois moderne, 銀 se prononce yín et signifie « argent », tandis que 杏 se prononce xìng et signifie « abricot ». Le composé 銀杏 se prononce alors yínxìng : « abricot d’argent ».

En japonais moderne, ces caractères chinois se prononcent ginnan ぎんなん, en réservant le plus souvent cette prononciation pour parler du fruit, tandis que l'arbre est nommé ichō (イチョウ).


Le nom biloba vient de la forme caractéristique des feuilles, fendues en deux lobes en forme de palmes et ne présentant pas de nervure centrale. Dotées d'un pétiole, elles sont insérées sur les rameaux par petits groupes de 3 ou 4 et atteignent de 5 à 15 cm de long. Ces feuilles sont caduques, deviennent jaune-doré à l’automne, formant comme un tapis d’or sous l’arbre : autre origine du nom de l’arbre aux mille écus. Nous en ramassons toujours en novembre, et il suffit de les insérer dans le Quo Vadis ; le carnet de chèques à défaut du Livre de Messe, pour avoir toujours des feuilles d’or porte-bonheur sous la main.


Les artistes fondateurs de l’Art Déco ont été impressionnés par cette forme et ce signe d’opulence, et nombreux ont façonné les ferrures des lampes Daum en reproduisant des feuilles bilobées.



Le Ginkgo biloba ne possède pas de graines, mais les individus mâles portent des chatons de forme cylindrique, et les femelles des ovules : les arbres sont donc sexués, on dit : dioïques. Un ovule fécondé par le pollen d'un autre plant de ginkgo mâle germera immédiatement, donnant naissance à une jeune pousse, généralement située au pied du plant mère.

Les arbres femelles produisent des ovules, couverts  d'un tégument de couleur jaune-brun, charnu extérieurement et coriace intérieurement, ce qui fait qu'on confond souvent cet ovule avec un fruit, notamment avec une drupe. L'ovule mesure de 2 à 3 cm de diamètre. Avant l'automne, il est lisse et attirant mais toxique, notamment la partie charnue du tégument, car elle contient de l'acide butanoïque. Ce dernier est à l'origine de l'odeur de beurre rance ou de vomissure que dégage l'ovule à l'automne lorsqu'il commence à se rider. La plaisanterie (très écolo) à l’époque du gros téléphone fixe et noir de Fernand Raynaud consistait à dévisser le micro du combiné, et à glisser dedans un ovule de Ginkgo. Peu après l’odeur rance dégoûtante se répandait partout, impossible de repérer l’origine, les coups de téléphone donnant une envie irrésistible de gerber comme on dirait aujourd’hui dans la langue des banlieues !  Maintenant que nous sommes à l’époque du politiquement correct, on a arraché le Ginkgo femelle du square Wilson à Toulouse, où nous faisions nos récoltes. On ne plante plus de femelles susceptibles d’être puantes, et on bouture des mâles garantissant l’absence d’odeur nauséabonde.

C’est bizarre, chez la gent masculine, ce serait plutôt le mâle qui sentirait mauvais !

Le Ginkgo biloba est l'arbre fétiche de la ville de Tokyo. Et aussi de Weimar, en Allemagne, où Goethe résida, et où il composa ce poème très d’actualité depuis que Nicolas et Angela deviennent inséparables au point de ne plus faire qu’un (ou une). L’avantage de l’Allemand est que les rimes sont respectées, ce qui n’est pas le cas de la traduction française :



Dieses Baums Blatt, der von Osten
Meinem Garten anvertraut,
Giebt geheimen Sinn zu kosten,
Wie's den Wissenden erbaut,

Ist es Ein lebendig Wesen,
Das sich in sich selbst getrennt?
Sind es zwei, die sich erlesen,
Daß man sie als Eines kennt?

Solche Frage zu erwiedern,
Fand ich wohl den rechten Sinn,
Fühlst du nicht an meinen Liedern,
Daß ich Eins und doppelt bin?
La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.

Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?

Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ?




ça ce sont des coulemelles, pas loin du Ginkgo...

...Biloba...

...un ou double ?

mercredi 2 novembre 2011

couleurs d'automne

Je reviens d’une ballade sur les rives du Job pour m'imprégner des couleurs de l’automne. Le Job est la rivière proche de chez nous, affluent du Ger dans lequel il se jette à Lespiteau. A l’aval d’Encausse les Thermes. Ses eaux viennent du Cagire, notre montagne la plus proche. C’est l’automne, les cerfs ont brâmé depuis un moment déjà, et si l’on ne voit pas de cygnes, les couples de canards sauvages sont chez eux  sur les eaux transparentes de la rivière.











Pourquoi Guillaume Apollinaire dit-il que l’automne est malade ? Ses couleurs flamboyantes ne vont pas durer longtemps ? Les feuilles brûlent leurs derniers feux ? La neige qui va éteindre toutes ces lumières est programmée dans quelques jours ?


Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé dans les vergers
Pauvre automne ! Meures en blancheur
Et en richesse de neige et fruits mûrs.
 
Aux lisières lointaines, les cerfs ont bramé
Et que j'aime ô saison, que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant, sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

Les feuilles qu'on foule,
Un train qui roule
La vie s'écoule...











Charlotte Serre est plus gaie :

Feuille d'automne
Bijou vermeil
Qui tourbillonne
Dans le soleil,
Flambe l' automne
Pourpres et ors
Qui vermillonnent
Tel un trésor.


Feuille dansante
Dans le vent fou
Qui, frissonnante
Tombe à genoux
En la supplique
Des feux mourants,
Mélancoliques
Dans leurs tourments.


Sème l' automne
Sur les étangs
Combien s'étonne
Le cygne blanc
Qui, sous les aunes
S' en va glissant.
L'air monotone
Va s'imprégnant…

Dans les vallées
Au cœur saignant
Taches rouillées
Feuilles de sang,
Les feuilles mortes,
Les souvenirs
Vont en cohorte
Semblant s'unir.

Ces fleurs du rêve
Tombent en pleurs
Avec la sève
D' anciens bonheurs.
Les feuilles mortes,
Leurs parfums lourds
Ferment la porte
De nos amours.




jeudi 13 octobre 2011

été indien

Vous avez remarqué comme il fait beau temps ? Nous avons jour après jour 27° sur la terrasse, et nous avons sauté sur l’occasion pour réparer la fuite de la piscine (ça sèche en ce moment) ; installer la serre aux datura, réparer la fuite du toit, et tout préparer pour l’arrivée du vrai automne où il va devoir terriblement pleuvoir, pour rattraper tout cette sécheresse.











Joé Dassin a nommé ce phénomène l’été indien, saison qui n’existe en réalité que dans le Nord de l’Amérique.

« C’était l’automne, un automne où il faisait beau
Une saison qui n’existe que dans le Nord de l’Amérique
Là-bas on l’appelle l’été indien »

















Nous on devrait dire  « l’été de la Saint-Denis » (c’était dimanche 9 octobre), à moins que cela recommence  dans un mois pour  « l’été de la Saint-Martin » (qui tombera vendredi 11 novembre).











En Allemagne, on parle de l’« Altweibersommer » (« l’été des vieilles femmes »), en Suède de « l’été de la Toussaint », en Italie de « l’estate di San Martino », en Angleterre, c’est « l’été de la Saint-Luc » (qui aura lieu mardi 18 octobre) et en Espagne : « veranillo de San Miguel » (la Saint-Michel  était jeudi 29 septembre).


Samedi 15 octobre, c’est la Sainte-Thérèse d’Avila….

Et c’est (pour nous) Tractomania…

La grande horloge fonctionne toujours avec une régularité ….

de montre (Suisse) !

jeudi 6 octobre 2011

citrouilles solidaires

Jeudi c’est jour de marché : les maraichers déploient leur étalage pour montrer leurs légumes. Il y a des citrouilles ! On les voit de loin, énormes et lisses, avec leur couleur rouge-orangé. Rouge c’est le résultat de l’exposition au soleil. Orangé, c’est la partie qui n’a pas  « bronzé »,  dessous, ou  de côté selon la manière dont l’ombre a protégé la peau. En latin, c’est Cucurbita pepo, une des nombreuses variations des courges, celle qu'on utilise à Halloween.













Nous revenons du PO.SO.CO, le potager solidaire commingeois. Les chômeurs bénéficiant d’un contrat de réinsertion y deviennent maraichers, en étant salariés 26 heures par semaine. Il suffit de cultiver les légumes. On est rémunéré, et on apprend à faire pousser citrouilles, haricots, pommes de terre, et salades. Le tout est Bio, et bénéficie du label AB, certifié par Ecocert.































Stéphane nous a vendu deux citrouilles, pour faire joli dans le jardin. La balance n’a pu nous donner le poids, supérieur au plafond de 15Kg. Les deux dépassent trente kilos, c’est impressionnant. C'est un investissement : j'ai hâte...















de voir quels carrosses …

vont sortir (cette nuit) de ces merveilles ?